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Musée Old Masters
C'est à Napoléon que Bruxelles doit ce musée, né en 1801 d'une occupation. Deux siècles plus tard, il abrite la deuxième collection de Bruegel au monde et un Marat assassiné qui cloue sur place. Cap sur le Musée Old Masters !
L'histoire commence par une ironie. C'est en 1801, alors que la Belgique est sous domination française, que Bonaparte décide de doter Bruxelles d'un musée et y fait envoyer des tableaux. Deux siècles plus tard, l'institution est devenue l'un des grands rendez-vous artistiques d'Europe. Elle occupe aujourd'hui, au 3 de la rue de la Régence, dans le quartier du Sablon, un imposant édifice conçu par Alphonse Balat, l'architecte favori de Léopold II, à qui l'on doit aussi les serres royales de Laeken.
Le Musée Old Masters, l'un des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, déroule quatre siècles d'histoire de l'art. Son trésor le plus célèbre porte un nom : Pieter Bruegel l'Ancien, dont il conserve la deuxième collection au monde, derrière celle de Vienne. La salle qui lui est consacrée réunit des œuvres majeures, de La chute des anges rebelles, foisonnement de créatures cauchemardesques, au Dénombrement de Bethléem, où la scène biblique se déguise en village flamand sous la neige. Curiosité savoureuse : une bonne moitié des toiles de cette salle est en réalité due à son fils aîné, qui copiait inlassablement les compositions paternelles pour répondre à une demande que le père ne suffisait plus à satisfaire.
Mais le musée ne se résume pas à Bruegel, loin de là. Les Primitifs flamands y brillent avec Rogier van der Weyden, Hans Memling, Dirk Bouts, Petrus Christus et Jérôme Bosch, dont le fameux triptyque des tentations. Le XVIIe siècle anversois déploie ensuite ses fastes avec Rubens, Van Dyck et Jordaens, tandis que les écoles hollandaise, française et italienne complètent le panorama, de Frans Hals à Tiepolo en passant par Philippe de Champaigne. Une salle est même consacrée aux paysagistes du Siècle d'or, très prisés aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Le parcours réserve enfin une rencontre saisissante : le Marat assassiné de Jacques-Louis David, cette image devenue icône, peinte par un artiste que l'exil avait conduit à Bruxelles, où il finit ses jours. Un dispositif numérique permet par ailleurs d'explorer la salle Bruegel en trois dimensions, de s'approcher des œuvres en très haute définition et d'écouter les commentaires de spécialistes.
Infos pratiques
- Musée
- Adresse : Rue de la Régence 3 – 1000 Bruxelles – Belgique
- Horaires : du mardi au vendredi de 10h à 17h – samedi et dimanche de 11h à 18h
- Tarifs : adultes 10€ – étudiants (- de 26 ans) 3€ – seniors (+ de 65 ans) 8€ – gratuit pour les moins de 18 ans
- Site internet : fine-arts-museum.be





